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oct
11
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Nous sommes en forêt, moi et mon amie, moi et mon amour. Nous marchons, tranquillement, main dans la main, en ce début de soirée de printemps. Le ciel est bas, et très gris. Il a plut une bonne partie de la journée, et la forêt est encore toute humide, fraîche, presque vivante. Des gouttes d’eau tombent encore des feuilles des arbres verts. Il ne fait pas froid, et encore assez jour, même si, étant donné l’heure, cela ne va pas durer bien longtemps encore. Il n’y a pas un bruit, hormis quelques oiseaux des bois, de ci de là, qui chante joyeusement la fin de la journée, contrastant avec ce ciel plutôt sinistre lui.
Nous profitons de ce calme apaisant, relaxant et ressourçant. Aucune pensée désagréable ne vient troubler cette charmant ballade en forêt, et nous profitons pleinement de cet instant si agréable. Nous ne parlons pas, ni l’un ni l’autre, juste un regard, complice, de temps à autre, tout en marchant sur ce petit chemin.
C’est comme si le temps, ici, s’arrêtait, et que plus rien n’avait de réel importance. Dans la forêt, chacun est seul avec lui-même, comme en face à face.
Le jour a bien décliné depuis notre arrivée, la nuit commence à étendre son sombre manteau. Je lâche la main de mon amour, lui faisant un tendre bisou sur le front, et quitte lentement le chemin, pour aller dans le sous-bois. Sous mes pas, quelques branches craquent, ici ou là, mais la mousse et l’herbe amortissent mes pas, sans bruit. Je m’approche d’un grand arbre, imposant et sûrement bien vieux, un chêne.
Je m’appuie contre lui. Je ferme les yeux. Plus rien n’existe, mon esprit fait le vide, mon corps est calme, apaisé. Je profite au maximum de cet instant de repos, de solitude sereine, d’apaisement parfait, et cela me ressource, me redonne des forces, comme si je les puisais de l’arbre même, de cette nature puissante et enchanteresse. Je reste comme cela quelques minutes.
Puis, j’entends des pas dans le sous-bois, qui se rapprochent, et une branche craque près de moi.
J’ouvre les yeux, et mon amour est là. Elle me regarde, m’embrasse doucement, puis nous nous enlaçons tendrement. Je la sers contre mon coeur, en paix. Et nous restons un long moment ainsi, dans les bras l’un de l’autre, en silence, pour profiter pleinement de ce moment d’apaisement quasi mystique, dans cette grande forêt où il fait maintenant presque totalement noir. C’est un instant magique, où les mots sont inutiles, car seul les yeux parlent.
Puis, au même moment, nous ouvrons lentement les yeux, ensemble.
Ca y est, c’est finit et il est temps de rentrer. Nous retournons sur le chemin, en sens inverse pour retourner en ville.













