| nov 19 |
Je pense qu’Ubuntu se rapproche beaucoup trop du monde propriétaire. De plus en plus. Que ce soit pour des drivers, des plugins pour le web, ou des outils pour cohabiter / copier le monde propriétaire (voir l’Ubuntu sofwtare store, ou également le rapprochement de Canonical avec Amazon dont on entend parler).
Son succès a été fulgurant, et elle est devenu la distribution la plus connue et la plus utilisée en très peu de temps.
A peine arrivée sur le « marché » des distributions, elle écarte toutes les autres ou presque, et se retrouve même vendue pré-installée sur les ordinateurs de grandes sociétés. Et pourquoi n’y en a-t-il pas d’autres dans ce cas, des distributions plus anciennes ? L’argent de son créateur est sûrement pour beaucoup dans le succès planétaire de cette distribution, même si je ne conteste absolument pas les qualités et la stabilité de cette distribution.
Mais il y a la un « pacte avec le diable », à mon avis, qui est préjudiciable au mouvement du libre. A trop vouloir réussir (en terme d’utilisateurs mais aussi de bénéfices), en copiant le propriétaire, on en oublie les bases, et les bases, ici, c’est le libre.
Il faut pouvoir se libérer des outils propriétaires, complètement, en oeuvrant pour la création et le soutient d’alternatives libres, intéropérables, basés sur des standards libres et ouverts.
Et non copier et se rapprocher de ce qui nous alliennent.
Le monde du libre est là pour nous libérer de la main-mise de certaines multi-nationale, pour permettre un accès moins onéreux à l’outil indispensable qu’est l’informatique aujourd’hui, et pour que l’on puisse contrôler ce que notre ordinateur fait.
Il ne faut surtout pas gâcher cela, c’est trop important.




