Archives pour la catégorie “Ressources sur le libre”Comme je l’ai deja dit, je suis technicien informatique, et j’ai aussi fait des formations a distance sur l’administration Gnu/Linux (systeme et reseau). J’ai decouvert l’informatique tard, mais c’est devenu une vraie passion pour moi. Je passe beaucoup de temps a bidouiller et surfer sur mon PC. Je n’utilise presque plus windows, j’arrive a tout faire sous Gnu/Linux. Cela fait plusieurs annees que j’ai decouvert ce systeme, une alternative gratuite et ouverte a windows. C’est un systeme d’exploitation libre et gratuit, tres performant. Je suis actuellement sous Ubuntu, mais j’ai teste de nombreuses distributions deja. Voici maintenant un petit historique du mouvement du libre : C’est en septembre 1983 que Richard M. Stallman (RMS), alors chercheur au MIT (Massachussetts Institute of Technology, grand centre de recherche americain, dans des domaines tres divers), lance le projet GNU (Gnu’s Not Unix, acronyme recursif) : un systeme d’exploitation libre base sur Unix. Il fait cela en reaction a la mentalite d’alors qui change dans le milieu informatique, et qui consiste maintenant a garder son code source secret et faire payer des licences pour ses logiciels. Ce qu’il souhaite developper grace a ce projet est la liberte : Le point fondamental a tout ceci est l’acces au code source. En 1990 est lance le projet Hurd, un microkernel Match qui devra devenir le noyau du systeme GNU. Mais il n’avance pas assez vite, et le projet s’enlise. Le mot Linux pour designer une distribution est un abus de langage, car Linux ne designe en fait que le noyau, le reste etant en grande partie tire du projet GNU, c’est pourquoi on parle de GNU/Linux. Les composants du systeme d’exploitation sont : Le noyau Linux devient libre en 1992. GNU/Linux est donc base sur Unix, qui lui, date des annees 70, cree dans les laboratoires de AT&T. La premiere version d’Unix date de 1969, il etait alors ecrit en assembleur (langage machine). En 1973, il est reecrit en C, puis distribue, avec ses sources, dans les universites. GNU/Linux, est un systeme d’exploitation Multi-Utilisateurs, chacun ayant ses propres fichiers, applications et environnement de travail, inaccessibles aux autres. Lorsqu’on installe un systeme GNU/Linux, une distribution, on a directement acces a une kyrielle de logiciels qui comblent tous les besoins. Il existe aujourd’hui des centaines de distributions differentes, certaines specialisees reseaux, serveur, firewall, ou faciles a utiliser, stables. De plus c’est un systeme multi plateformes, qui tourne sur PC, PowerPc, Mac, mobile… En 1996 est organise un concours pour realiser un logo pour GNU/Linux, et c’est Larry EWING qui gagne en faisant donc Tux, le pingouin (qui est un manchot), avec The Gimp, le meilleur logiciel de retouche d’images sous GPL. Les logiciels libres n’existent pas seulement sous GNU/Linux, il y en a aussi pour windows, car la plupart des logiciels privatifs (fermes et payants) ont leur equivalent en libre. Voici certains des logiciels libres les plus connus : La suite bureautique OpenOffice. Le navigateur Firefox. Le logiciel de messagerie Thunderbird. Pour la retouche photo, The Gimp. L’éditeur de texte qui peut tout faire Emacs. Et encore beaucoup d’autres ici : Voici quelques liens vers les sites de diverses distributions Gnu/Linux (il en existe beaucoup, celles-ci sont les plus connues) :
Voici deux des principaux acteurs du monde du libre : Linus Torvalds, qui a cree le noyau (donc Linux) du systeme d’exploitation libre Gnu. Richard M. Stallman, surnomé RMS, qui a écrit l’éditeur Emacs, créé le projet Gnu, la GPL, et la Free Software Foundation. On lui doit tout. La philosophie qui soutend le mouvement des logiciels libres est, je trouve, vraiment très bien : le libre partage des connaissances pour l’amélioration globale de la société. L’Open Source Initiative (O.S.I.), qui a mis en place 10 critères pour qualifier un logiciel de libre. Elle est plutôt tournée vers le monde de l’entreprise et de la politique. La Free Software Foundation (F.S.F.), qui n’a que 4 critères, est plus tournée vers le grand public, la recherche, le mouvement social . Le point principal de tout ceci est l’accès au code source, la recette du logiciel. Lorsqu’on achète un logiciel propriétaire, notre seul pouvoir est de l’utiliser. Malgré des différences de point de vue entre la F.S.F. et l’O.S.I., elles ont le même but : promouvoir et développer l’utilisation des logiciels libres. Les gens qui travaillent sur ces projets le font souvent sur leur temps libre, sans être payés pour cela, il y a une éthique particulière à ce milieu : ils travaillent surtout par passion. Il y a une grande coopération entre tous les acteurs du libre, coopération nécessaire à la pérennité du mouvement. Et il faut être curieux, avoir envie d’apprendre, et, surtout, vouloir partager son savoir avec les autres. Une fois que l’on a décidé de passer à Gnu/Linux, donc, de l’installer sur son ordinateur, il faut organiser un peu sa migration, pour que tout se passe comme il faut, sans mauvaise surprise. Il suffit simplement de s’organiser un peu. Il y a certaines étapes à respecter. Tout d’abord, une première chose qui me semble importante à faire, est d’installer, sous Windows, des logiciels que l’on aura aussi sous Gnu/Linux. Cela permet de se familiariser en douceur avec ces nouveautés. On peut donc commencer par installer FireFox, le navigateur internet, ThunderBird, le client de mail, et OpenOffice, la suite bureautique. Il y a d’autres programmes qui existent sur les deux plateformes, tel VLC pour le multimédia, Audacity pour le son. Tout se passe bien jusque là ? Alors continuons ! En cherchant, vous pourrez vérifier si votre matériel est bien reconnu par Gnu/Linux. Cela permet aussi de savoir quoi acheter si l’on souhaite faire évoluer son ordinateur, ou simplement lui ajouter des périphériques. C’est un problème récurrent sous Gnu/Linux, la compatibilité du matériel est parfois aléatoire (la faute aux constructeurs qui ne fournissent pas leurs spécifications). Une fois que vous êtes sûr que tout marche bien, il va falloir choisir une distribution. Et il en existe des centaines. Allez vous renseigner sur ce très bon site, très complet : Il n’y a plus qu’à télécharger l’image ISO du CD ou du DVD. Passez par les serveurs officiels des distributions, que ce soit par http, ftp ou encore bittorrent. En général, il y a le choix pour la méthode, avec plusieurs liens. Vérifier l’intégrité de l’image ainsi récupérée avant de graver, cela est plus sûr, pour éviter les problèmes pendant l’installation à cause d’une image corrompue. La somme MD5 est souvent fournie dans le répertoire de téléchargement. Pour graver ce type de fichier, il suffit de faire « graver une image disque », ou « image iso », dans votre logiciel de gravure habituel. Vous pourrez certainement faire tout ce que vous faisiez avant, sous Windows, mais plus avec les même programmes (à part pour surfer, voir vos mails et faire vos tâches de bureautique : FireFox et Thunderbird fonctionnant sur les deux plateformes, vous les avez déjà essayés, ainsi qu’OpenOffice). N’ayez crainte, vous pourrez toujours graver des photos par exemple, avec K3B, écouter de la musique ou voir des films avec VLC. En fait, la plupart des principaux logiciels libres existent pour les deux systèmes, donc, vous ne serez pas vraiment perdu. C’est l’environnement qui va vous dépayser un peu, mais l’on s’y fait très vite, que l’on utilise KDE ou Gnome. Les distributions actuelles sont vraiment très belles, ergonomiques, simples d’utilisation, et on s’y habitue facilement. Il n’y a plus aucune raison de ne pas essayer, alors, sautez le pas, et mettez un pingouin dans la machine ! Tout ceci est un petit résumé de Gnu/Linux et du monde des logiciels libres. Utiliser des logiciels libres, c’est bien. Mais, l’étape suivante, importante, c’est de participer à ce grand mouvement et rejoindre la communauté du libre. Il y a de nombreux projets libres qui ont besoin de contributeurs. Bien sûr, tout le monde ne peut pas développer des logiciels, cela ne s’improvise pas (même si on peut apprendre), mais il y a d’autres moyens de s’impliquer dans le libre. Tout d’abord, il faut tester les logiciels, pour trouver s’il y a des bugs et vérifier qu’ils fonctionnent correctement. C’est un bon moyen pour commencer à aider que de devenir beta-testeurs. Il y a encore d’autres manières d’aider les logiciels libres, le projet GNU et la FSF, par exemple en donnant du matériel, et, évidemment, de l’argent (eh oui, c’est le nerf de la guerre, comme partout, alors, vous pouvez aller sur la boutique de la FSF : http://shop.fsf.org/ ). |
















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