Utiliser des logiciels libres, c’est bien. Mais, l’étape suivante, importante, c’est de participer à ce grand mouvement et rejoindre la communauté du libre. Il y a de nombreux projets libres qui ont besoin de contributeurs. Bien sûr, tout le monde ne peut pas développer des logiciels, cela ne s’improvise pas (même si on peut apprendre), mais il y a d’autres moyens de s’impliquer dans le libre.
Tout d’abord, il faut tester les logiciels, pour trouver s’il y a des bugs et vérifier qu’ils fonctionnent correctement. C’est un bon moyen pour commencer à aider que de devenir beta-testeurs.
Ces logiciels ont également besoin de documentations quand à leur installation et leur utilisation, une documentation en plusieurs langues si possible. Il faut donc des gens pour écrire cette documentation et la traduire aussi.
On peut aussi aider en maintenant, ou créant, le site internet d’un logiciel libre.
Évidement, il faut parler des logiciels libres autour de soi pour les faire connaître, que ce soit dans sa famille ou sur son lieu de travail. Informez vos connaissances, et aidez-les à passer au libre.
Il y a encore d’autres manières d’aider les logiciels libres, le projet GNU et la FSF, par exemple en donnant du matériel, et, évidemment, de l’argent (eh oui, c’est le nerf de la guerre, comme partout, alors, vous pouvez aller sur la boutique de la FSF : http://shop.fsf.org/ ).
Sur le site du GNU, il y a beaucoup de documentations afin d’aider au mieux, que ce soit pour la documentation, le site web ou les tests, alors, n’hésitez pas à aller regarder, vous trouverez sûrement quelque chose que vous pouvez faire ( http://www.gnu.org/help/help.fr.html ).
written by ANDRE Ani
Une licence libre est une licence qui cède une grande partie de ses droits d’auteur. Elle cède au minimum, à toute personne et n’importe où, la possibilité d’utiliser, d’étudier, de modifier, et de diffuser cette oeuvre.
Il y a des licences d’art libre et des licences pour logiciels libres, les secondes étant les plus anciennes historiquement.
Ce concept a été créé par Richard M Stallman, pour les logiciels.
Pour qu’une licence soit considérée comme libre, elle doit permettre les 4 libertés fondamentales du libre :
Utiliser le logiciel,
Copier le logiciel,
Etudier le logiciel (accès au code source),
Modifier le logiciel (et redistribuer les modifications).
Principales licences libres :
GNU GPL,
GNU LGPL,
Licence BSD,
Licences Creative Commons,
Licence Art Libre.
Copyleft.
Le principe de licence libre est basé sur le concept de Copyleft, c’est-à-dire le fait que, si on cède ses droits d’auteur, l’oeuvre ainsi publiée, si elle est modifiée, re-diffusée, devra être par la suite publiée avec ces même droits. Cela permet qu’une oeuvre libre le reste, ainsi que les oeuvres qui en sont dérivées.
La GNU GPL (Licence Public Générale) est la plus connue et la plus utilisée des licences libres basée sur le Copyleft. Elle en est à sa troisième version, publiée en juin 2007, mais sa première version date de janvier 1989. C’est Richard M Stallman et Eben Moglen qui l’ont écrite pour avoir un cadre légal et juridique pour les logiciels du projet GNU qui démarrait alors.
En France, la licence Cecill (qui date de 2004) est une licence compatible avec la GPL.
written by ANDRE Ani
Les logiciels libres suivent les formats ouverts, c’est à dire des formats dont les spécificités techniques sont librement publiées, consultables par tous, afin qu’il n’y ait aucune entrave juridique à son utilisation. Donc, n’importe qui peut créer un logiciel compatible avec tel ou tel standard ouvert.
C’est un gage d’interopérabilité entre logiciels, ce qui est un grand avantage, car comme cela les logiciels peuvent « communiquer » entre eux, contrairement aux logiciels propriétaires qui ont, eux, des standards fermés bien évidemment.
Le format est indépendant du logiciel, c’est aussi un gage de pérennité, les formats ouverts durent dans le temps, les propriétaires peuvent changer à chaque nouvelle version du logiciel.
L’acteur le plus connu traitant des formats ouverts est le W3C (World Wide Web Consortium) qui s’occupe des formats utilisés sur le web, dont le HTML et le XHTML. Mais il y a aussi l’ODF Alliance qui promeut le format Open Document utilisé par la suite bureautique libre OpenOffice.
Voici quelques formats ouverts :
Audio : ogg vorbis,
Archivage : tar,
Compression : gzip,
Image : png,
Texte : ascii, odt,
Web : html, css,
Vidéo : theora.
written by ANDRE Ani
Simplement parce que les logiciels libres permettent d’en tirer plus de choses (puisque l’on peut les modifier et les adapter à ses propres besoins facilement), qu’ils respectent des standards ouverts, ce qui est un gage de pérennité quand à leur utilisation (même lors de la sortie de nouvelles versions : compatibilité descendante). Ils permettent aussi une indépendance technologique vis à vis des grosses sociétés commerciales, qui sont, pour la plupart, américaines. Cette indépendance est aussi importante en terme de sécurité, notamment pour l’armée. Et l’accès aux sources permet une plus grande sureté (pas de backdoor dans les programmes, pas de Trusted Computing Platform Alliance de Microsoft et Intel).
Puisqu’ils sont librement distribuables (et souvent gratuit ou peu chers), ils pourraient être utilisés en masse dans les administrations ainsi que dans l’éducation. Cela permettrait à l’État de faire d’importantes économies, et d’utiliser son argent de façon bien plus utile qu’en d’innombrables licences à Microsoft.
On pourrait aussi distribuer gratuitement des logiciels libres éducatifs aux élèves, ce qui leur permettraient de s’initier facilement à l’outil informatique, qu’ils côtoieront forcément dans l’avenir.
Leur faible prix permettrait aux gens des classes les plus défavorisées (de plus en plus nombreuses dans notre société…) de s’équiper en informatique sans qu’elles se ruinent. Cela ne pourrait qu’être bénéfique pour eux, d’une part, pour la maîtrise de l’outil informatique (qui est une quasi obligation à l’heure actuelle puisque l’ordinateur est présent partout), d’autre part, pour leur besoin personnel (gestion des comptes en ligne, recherche d’emploi, ANPE, démarches administratives, etc).
Pour réduire la « fracture numérique nord sud ». Cela permettrait de vendre des PC beaucoup moins chers, et donc, d’équiper les pays d’Afrique, par exemple, à moindre coup. Pour qu’ils puissent, eux aussi, bénéficier comme il se doit de cet outil si puissant, sans être dépendant technologiquement et financièrement d’une seule grosse firme américaine. Ces pays ont tout intérêt à maîtriser par eux même les technologies de l’information (par le biais des logiciels libres), ce qui leur permettraient de se développer de manière autonome, sans avoir recours aux pays du nord.
Mais, le plus important dans l’utilisation des logiciels libres, c’est la liberté qu’ils nous apportent, et une plus grande solidarité sociale.
Il n’y a que des avantages à l’utilisation des logiciels libres, et à leur large diffusion de part le monde.
L’avantage des formats ouverts :
Les logiciels libres suivent les formats ouverts, c’est à dire des formats dont les spécificités sont libres, consultables par tous. Donc, n’importe qui peut créer un logiciel compatible avec tel ou tel standard ouvert. C’est un gage d’interopérabilité entre logiciels, ce qui est un grand avantage, car comme cela les logiciels peuvent « communiquer » entre eux, contrairement aux logiciels propriétaires qui ont, eux, des standards fermés bien évidemment. Le format est indépendant du logiciel, c’est aussi un gage de pérennité, les formats ouverts durent dans le temps, les propriétaires peuvent changer à chaque nouvelle version du logiciel.
Voici quelques formats ouverts : ogg vorbis, tar, svg, ascii, png…
written by ANDRE Ani
Il y a une éthique propre au mouvement des logiciels libres, très différente de ce qu’on peut trouver dans l’industrie du logiciel propriétaire en particulier, et même de la société en général. Il prédomine ici un esprit de partage des connaissances, du savoir-faire, et une entraide entre les individus, une solidarité, une coopération. Il y a de nombreux sites traitant du mouvement du libre, avec des forums où on trouvera toujours quelqu’un pour nous renseigner, nous aider sur tel où tel sujet.
Tout cela est bien loin des valeurs du monde actuel, qui sont surtout basées sur l’individualisme. C’est un autre monde, très ouvert et partageur. On communique, on s’entraide, que ce soit sur des forums d’entraide, ou même au sein d’un projet, et on partage ce que l’on sait faire. Ici, il n’y a pas de barrières de diplômes ou autres, les gens sont reconnus grâce à la qualité (et la quantité) de leur travail, par leurs pairs.
N’importe qui, s’il s’en donne un peu les moyens, peut s’impliquer dans un projet, et, ainsi, contribuer à ce grand projet qu’est le mouvement des logiciels libres, pour le bénéfice de tous. Il y a de nombreuses documentations sur l’utilisation de tel ou tel logiciel libre, comment faire telle ou telle chose sous GNU/Linux, et cette documentation est mise à disposition librement pour tous.
Chacun peut donc se former facilement grâce à cela, puis, avoir recours aux forums pour des questions plus pointues.
written by ANDRE Ani
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